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Les plus récents droits de douane de Trump visant le Canada pourraient bien se concrétiser – Law360 Les plus récents droits de douane de Trump visant le Canada pourraient bien se concrétiser – Law360

24 juillet 2026 2 MIN DE LECTURE
Professionnel(s) mentionné(s)
Jesse Goldman

Associé, Commerce international, Toronto

« Les nouveaux droits de douane américains constituent la dernière tentative de l’administration Trump pour se donner un levier de négociation supplémentaire et accentuer certains différends sur le plan des politiques publiques », affirme Jesse Goldman, associé au sein du groupe Concurrence, commerce international et investissement étranger, lors d’une entrevue accordée à Law360.

« Les gens ne sont pas dupes : c’est une façon de se donner un moyen de pression et de placer certains dossiers en tête des priorités dans les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis », soutient-il.

Il souligne également que les marchandises visées par les droits de douane imposés en vertu de l’article 338 ne représentent qu’une faible part des échanges commerciaux transfrontaliers à destination des États-Unis. « Si l’on regarde les biens et les secteurs concernés, le volume de biens visés est relativement faible. Cela dit, le fait que la mesure s’applique aux biens conformes à l’ACEUM constitue une violation flagrante de l’accord », explique Jesse. « Les répercussions seront plus psychologiques que financières. »

Selon lui, il est de plus en plus évident que répondre aux préoccupations des États-Unis suscite de nouvelles demandes au lieu d’aboutir à une entente. « Ce que le Canada a toutefois appris, c’est que céder aux préoccupations américaines ne fait que pousser l’administration Trump à multiplier les comportements de plus en plus agressifs, abusifs et illégaux », dit-il. « Autrement dit, plus on leur donne, plus ils en veulent. »

Jesse estime que céder à court terme aux demandes commerciales américaines constituerait un « suicide politique » pour le gouvernement canadien. Il a néanmoins rappelé que l’essentiel des échanges commerciaux entre les deux pays se poursuit comme à l’habitude. « Ce n’est pas une situation normale, mais les activités se poursuivent. Je crois d’ailleurs que nous bénéficions d’un véritable élan pour renforcer considérablement nos liens avec l’Europe et avec nos autres partenaires commerciaux », dit-il.

Lire l’article complet de Dylan Moroses publié le 24 juillet 2026.

Professionnel(s) mentionné(s)
Jesse Goldman

Associé, Commerce international, Toronto