Incarnez le changement que vous souhaitez

Août 2013

[Traduction libre] Cover Story, 4STUDENTS, Canadian Lawyer Magazine

Heather Gardiner
Août 2013
(Recap)

Il fut un temps où la majorité des avocats n’auraient même pas songé à offrir leurs services gratuitement. Mais de nos jours puisque le système judiciaire est de plus en plus hors de portée pour un nombre croissant de gens faisant partie des classes moyenne ou inférieure, les avocats « de l’avenir » apprennent l’importance d’avoir très tôt accès à la justice. Ils se font dire qu’une façon d’aider à résoudre ce problème est d’offrir bénévolement leurs habiletés juridiques, et sont ainsi encouragés à s’impliquer dans leur communauté et à redonner très tôt dans leur carrière.

Quelques écoles de droit poussent un peu plus loin ce geste en exigeant que les étudiants complètent un certain nombre d’heures consacrées à la communauté afin de graduer. L’école Osgoode Hall Law School a instauré une exigence de 40 heures en 2006 et c’est la seule école de droit au Canada qui exige que ses étudiants fassent des travaux communautaires juridiques afin d’obtenir leur diplôme universitaire en droit.

Aux États-Unis, des programmes d’heures de bénévolat obligatoires existent déjà dans plus de 20 écoles de droit, incluant la Harvard Law School et la Columbia Law School. La University of Pennsylvania Law School  est considérée comme le précurseur, ayant établi en 1989 une exigence de 70 heures de travaux communautaires, la première école nationale de droit à agir de la sorte.

Wela Quan, une diplômée d’une école canadienne de droit et sociétaire au bureau de New York d’Osler, Hoskin & Harcourt S.E.N.C.R.L., s.r.l., mentionne que les exigences du Barreau de New York seront bonnes pour les diplômés américains de droit puisque les étudiants ne sont pas obligés de compléter un stage là-bas. Les diplômés doivent choisir un domaine de pratique dans lequel ils peuvent travailler sans avoir eu de formation juridique pratique, ajoute-t-elle. Le bénévolat « fait partie intégrante de la formation juridique, car ce que vous apprenez dans les livres et ce que vous apprenez lorsque vous êtes étudiant est très différent de la pratique concrète, et il vous manque un énorme morceau à votre sortie de l’école de droit en n’ayant pas véritablement fait du travail juridique, » dit-elle.

Quan se rend compte que le désir grandissant parmi les étudiants de faire du bénévolat constitue un virage marqué qui s’installe dans la profession. « [E]n influençant et en sensibilisant les étudiants qui sortent de l’école de droit, les générations futures d’avocats seront plus réceptives et accorderont plus d’attention au [bénévolat]. Je pense que déjà la plus jeune génération d’étudiants et les gens qui sortent des écoles de droit sont très sensibilisés à cela. »

En mai cette année, à la conférence nationale de formation du Pro Bono Students Canada (“PBSC”) tenue à Toronto, Matt Cohen, directeur des projets de litige à l’école Pro Bono Law Ontario, mentionne qu’afin que le bénévolat soit réellement adopté, les cabinets d’avocats doivent s’y rallier, ce qui est en voie de se produire, mais à un très lent rythme. Si les étudiants y adhèrent réellement et qu’ils effectuent plus de bénévolat, ils contribueront au changement requis dans la profession.

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