Protéger les données sensibles des clients à l'ère des communications mobiles

Shahir Guindi Ad. E.

16 Mai 2015

Marie Lyan, Dossier Les Grands du Droit, Les Affaires

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La protection des données informatiques est devenue un défi important pour les cabinets d'avocats, à l'instar d'autres industries de services, comme le secteur bancaire. La plupart des avocats (96 %, d'après les chiffres du Barreau) considèrent que les technologies de l’information (TI) ameliorent leur offre et leur practique. En meme temps, pres de 80% des grands cabinets d’avocats ont deja subi des attaques de pirates informatiques, selon la firme americaine Digital Guardian. Et il serait realiste d’avancer le meme chiffre au Quebec, affirme KPMG.

Des risques qui évoluent

“Au cours des dernières années, on s’aperçoit que les fraudes sont de plus en plus sophistiquées, avec parfois des personnes qui se font passer pour vos clients et qui se construisent même un faux site Web. Il faut donc être très vigilant et se doter de politiques de vérification avant d’accepter un mandat”, dit Shahir Guindi, associé directeur du cabinet Osler.

Plusieurs niveaux de sécurité

Chez Osler, les associés doivent signer chaque année une déclaration certifiant qu’ils sont en conformité avec les politiques du cabinet, par exemple en ce qui a trait à la protection des données personnelles et au respect des codes d’éthique.

Recruter des experts du domaine

Chez Osler, les pratiques consistant à mettre en place des guides pour la protection des données génèrent un nouveau volume d’affaires. “Cela peut donner lieu a des investigations pour voir s’il existe des bris dans les politiques de nos clients, à s’assurer qu’ils possèdent bien les meilleures pratiques et qu’ils soient en conformité avec les lois des différents pays dans lesquels ils oeuvrent,” précise Shahir Guindi. Le cabinet a lui aussi recruté une pointure du domaine, Adam Kardash, qui couvre plusieurs champs d'expertise, tels que la protection des données personnelles et l'espionnage d'entreprise.
 

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