Les échanges canadiens de cryptomonnaie sous la surveillance du CANAFE en juin 2020 — The Globe and Mail

Lori Stein

Le 10 juillet 2019

Les changements apportés aux lois canadiennes visant à lutter contre le blanchiment d’argent signifient qu’il y a de l’espoir – les banques et les autres institutions financières seraient « plus ouvertes » à « faire affaire avec des entreprises à monnaie virtuelle », a déclaré Lori Stein, associée chez Osler, au journal The Globe and Mail. Dans son article, l’auteure Alexandra Posadzki explique qu’à compter du 1er juin 2020, les échanges de cryptomonnaie, au Canada, passeront sous la responsabilité du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE), organisme qui suit de près la lutte contre le blanchiment d’argent. Selon l’article, les règles exigeront des marchands de monnaie virtuelle qu’ils identifient tous leurs clients, qu’ils nomment un responsable de la conformité et qu’ils tiennent un registre des clients et des opérations, pour ne nommer que ces règles. Lori affirme que les institutions financières canadiennes ont toujours « hésité à offrir des comptes bancaires et autres services là où il y a échanges de cryptomonnaie », en raison de la perception du risque élevé de blanchiment d’argent et de financement d’activités terroristes. Associée en droit des sociétés chez Osler et spécialiste de la législation en matière de valeurs mobilières, Lori déclare que cette perception, heureusement, changera avec ces nouvelles règles.

« Je dis heureusement, parce que dorénavant, l’obligation de s’inscrire et de se conformer et la surveillance du CANAFE pourraient amener les banques et les autres institutions financières à être moins réfractaires à offrir des services aux entreprises d’échanges de cryptomonnaie, a dit Lori au The Globe and Mail. Je crois que c’est un gros plus. »

Lori prévient aussi que de grandes entités d’échanges internationales pourraient cesser d’offrir des services à leurs clients canadiens, du fait de devoir s’inscrire comme entreprise étrangère de services monétaires.

« Cela sera intéressant de mesurer l’intérêt des joueurs mondiaux pour le Canada et de voir s’ils se soumettront à ces règles », a indiqué Lori au The Globe and Mail.

Si vous êtes abonné à la version en ligne du journal The Globe and Mail, lisez l’article du 10 juillet 2019 de l’auteure Alexandra Posadzki, Canadian cryptocurrency exchange to fall under FinTRAC watch in June 2020.