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Le rôle influent des régimes de retraite canadiens au pays et à l'étranger

Auteur(s) : John Groenewegen, Steven Smith

9 janvier 2014

Le rôle influent des régimes de retraite canadiens au pays et à l'étranger


Investissements en 2013 : Les régimes de retraite canadiens sont demeurés des joueurs importants au niveau international en matière d’investissements en 2013. Des régimes de retraite ont participé à plusieurs des opérations les plus marquantes de l'année. La Alberta Investment Management Corporation (AIMCo) et le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS) ont conjointement acquis Vue Entertainment pour la somme de 1,48 milliard de dollars; le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (RREO) a fourni du financement par actions à la Compagnie de la Baie d'Hudson aux fins de l'acquisition de Saks Incorporated au coût de 2,9 milliards de dollars US; et l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) s'est joint à un important fonds d'investissement privé américain pour acquérir le détaillant haut de gamme Neiman Marcus pour la somme de 6 milliards de dollars US.

Dans l'ensemble, les régimes de retraite canadiens ont continué de mettre l'accent sur des placements non traditionnels en tant que stratégie d'investissement durant toute l'année 2013. Certains régimes de retraite ont fait plus d'investissements directs dans des fonds d’investissement privé et dans les secteurs des infrastructures et de l'immobilier, tout en continuant d'agir de manière à aligner leurs horizons d'investissement sur leur profil de passif à long terme et de bénéficier de rendements accrus. Les résultats préliminaires d'un sondage en cours réalisé par la firme de consultants mondiale Mercer LLC révèlent que le pourcentage de régimes de retraite canadiens qui investissent dans des placements non traditionnels est passé de 25 % à 38 % durant les trois dernières années et que les fonds consacrés à ces investissements ont augmenté de 15 % à 18 % depuis 2010.1 Au fur et à mesure que les allocations à ces secteurs ont augmenté, les régimes de retraite canadiens sont devenus hautement visibles sur ces marchés.  Les régimes de retraite canadiens de taille plus modeste ont aussi eu tendance à favoriser les investissements dans de nouveaux types d'actif, sous l'impulsion de consultants canadiens en régimes de retraite.   

En tête de peloton

La réussite de régimes de retraite canadiens tels que l'OIRPC, l'OMERS et le RREO a suscité de l'intérêt et des louanges au niveau international. Qualifiés de « Maple Revolutionaries » par The Economist, les régimes canadiens ont été désignés comme des rivaux des firmes de Wall Street et ils font l'envie des investisseurs institutionnels.

Les régimes de retraite canadiens ont joué un rôle prédominant à l'échelle internationale et ils ont continué d'aiguiller leurs stratégies d'investissement à l'extérieur du Canada dans une large mesure. Par exemple, le RREO a récemment annoncé qu'il avait conclu une entente pour faire l'acquisition de Burton's Biscuit Company, un important joueur du secteur de la confection de biscuits au Royaume-Uni, et l'OIRPC a quant à lui annoncé qu'il projetait d'investir 480 millions de dollars dans le capital-actions de l'entreprise brésilienne Aliansce Shopping Centers SA afin de favoriser sa croissance dans le secteur de la vente au détail de ce pays. L'OIRPC a aussi annoncé qu'il formerait une alliance dans le but d'acquérir des immeubles à bureaux dans de grands centres métropolitains en Inde.  

L'avantage concurrentiel que détiennent les régimes de retraite canadiens est pour l'essentiel attribuable au fait qu'ils ont mis sur pied des équipes de gestion interne sophistiquées. Ce modèle d'investissement leur a permis de concurrencer directement de grandes sociétés de gestion de placements non traditionnels. La réduction des honoraires versés à des gestionnaires externes est l'un des principaux facteurs justifiant la mise en œuvre d’une gestion à l'interne.  Les régimes de retraite canadiens et étrangers de petite taille en ont pris bonne note et cette façon de procéder semble vouloir s'implanter sur le long terme.

Même lorsqu'ils sont dotés de solides capacités de gestion interne, les régimes de retraite canadiens continuent d'investir par l'entremise de gestionnaires externes afin de tirer parti de leurs relations stratégiques aux fins d'investissements réalisés conjointement avec d'autres entités et aussi dans le but de pénétrer encore plus certains marchés étrangers. Les grands régimes de retraite canadiens sont aussi en train d'accroître leur champ d'action à l'international en ouvrant des bureaux dans d'autres pays. L’an dernier, la fiducie du régime de retraite du SEFPO (OPTrust) a ouvert un bureau à Sydney et le RREO a maintenant un bureau à Hong Kong. L’OIRPC, enfin, est censé ouvrir des bureaux à New York et à São Paulo.


La répartition stratégique des actifs appliquée par la CRRO privilégie encore plus les investissements sur des marchés privés plutôt que sur des marchés publics. Le secteur des infrastructures est et continuera d’être un ajout intéressant à la catégorie des actifs immobiliers de la Commission. Nous apprécions la diversification que ce type d’actifs nous procure ainsi que ses caractéristiques liées à l’inflation. Pour ce qui est des investissements privés, ils nous offrent la possibilité de rendements plus élevés et sont beaucoup moins volatils que les titres de sociétés ouvertes.

Jill Pepall
Vice-présidente directrice et
chef des placements
Commission du régime de retraite de l'Ontario


L'année qui vient

Nous prévoyons que ces tendances à long terme se maintiendront en 2014 en ce qui concerne les régimes de retraite canadiens. Les grands régimes de retraite continueront à faire des investissements bien avisés tant au pays qu'à l'étranger. Comparativement aux fonds d’investissement privé, les régimes de retraite doivent habituellement composer avec moins de contraintes de temps lorsqu'ils veulent faire fructifier leurs fonds et ils bénéficient par ailleurs d'horizons d'investissement plus longs. Cette marge de manœuvre leur permet d'agir de façon plus sélective lorsqu'ils prennent des décisions relatives à des investissements.

Nous prévoyons que ces tendances à long terme se maintiendront en 2014 en ce qui concerne les régimes de retraite canadiens. Les grands régimes de retraite continueront à faire des investissements bien avisés tant au pays qu'à l'étranger. Comparativement aux fonds d’investissement privé, les régimes de retraite doivent habituellement composer avec moins de contraintes de temps lorsqu'ils veulent faire fructifier leurs fonds et ils bénéficient par ailleurs d'horizons d'investissement plus longs. Cette marge de manœuvre leur permet d'agir de façon plus sélective lorsqu'ils prennent des décisions relatives à des investissements.

Nous prévoyons que ces tendances à long terme se maintiendront en 2014 en ce qui concerne les régimes de retraite canadiens. Les grands régimes de retraite continueront à faire des investissements bien avisés tant au pays qu'à l'étranger. Comparativement aux fonds d’investissement privé, les régimes de retraite doivent habituellement composer avec moins de contraintes de temps lorsqu'ils veulent faire fructifier leurs fonds et ils bénéficient par ailleurs d'horizons d'investissement plus longs. Cette marge de manœuvre leur permet d'agir de façon plus sélective lorsqu'ils prennent des décisions relatives à des investissements.

Nous prévoyons que ces tendances à long terme se maintiendront en 2014 en ce qui concerne les régimes de retraite canadiens. Les grands régimes de retraite continueront à faire des investissements bien avisés tant au pays qu'à l'étranger. Comparativement aux fonds d’investissement privé, les régimes de retraite doivent habituellement composer avec moins de contraintes de temps lorsqu'ils veulent faire fructifier leurs fonds et ils bénéficient par ailleurs d'horizons d'investissement plus longs. Cette marge de manœuvre leur permet d'agir de façon plus sélective lorsqu'ils prennent des décisions relatives à des investissements.

Nous croyons que les grands régimes de retraite vont continuer à accroître leur portée internationale en augmentant leurs investissements dans des endroits tels que l'Amérique du Sud, l'Afrique et l'Asie, où ils investissent mais où ils ont une présence moins importante. Les possibilités d'investissement au niveau national sont peut-être limitées, mais nous nous attendons à ce que les régimes de retraite canadiens participent à des opérations dans les secteurs des infrastructures et de l'immobilier ainsi qu'à des opérations dans le secteur du placement privé. Si les gouvernements canadiens décident d'appliquer une stratégie de privatisation, ce qui fait l'objet de discussions récurantes, nous prévoyons que les régimes de retraite canadiens prendront part aux opérations qui en résulteront. Nous prévoyons aussi que l'intérêt envers le secteur pétrolier et gazier persistera. En ce qui concerne les petits régimes de retraite, nous nous attendons à ce qu'ils élargissent la portée de leurs programmes d'investissement et à ce qu'ils favorisent encore plus des placements non traditionnels.

Nous continuerons à suivre avec intérêt l'évolution des projets de réforme du domaine des régimes de retraite tels que l'élargissement du RPC (le « grand RPC »); le projet de consolidation des régimes de retraite en Ontario qui est recommandé dans le rapport 2012 du conseiller spécial Bill Morneau (le rapport Morneau)2 et le passage à des régimes à risques partagés dans certaines juridictions; et les travaux du groupe de travail technique nouvellement créé par le gouvernement de l'Ontario, dont le mandat consiste à fournir des conseils sur la mise sur pied d'une nouvelle entité de gestion des actifs mis en commun des régimes de retraite des employeurs individuels du secteur public. Tout développement de ce genre peut avoir des répercussions sur les programmes d'investissement de ces régimes de retraite en ce qui concerne l'ampleur de leurs programmes d'investissement, leurs niveaux d'activité, l'accent mis sur les catégories d’actifs non traditionnels, la décision de créer des équipes à l'interne et l'adoption d'un modèle d'investissement direct.

Dans l'ensemble, nous prévoyons que les régimes de retraite canadiens resteront actifs en 2014 dans le domaine de l'investissement, et ce, tant au pays qu'à l'étranger.


Notre groupe a été créé au sein de la fiducie du régime de retraite du SEFPO en 2006 dans le but de constituer un portefeuille mondial et nous avons maintenant des investissements en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, en Europe, en Chine et en Asie du Sud-Est. Certains de nos investissements les plus notables ont été effectués dans des régions éprouvées par la crise, y compris, en particulier, l’Europe.

Nous avons récemment ouvert un bureau à Sydney, afin d’appuyer nos équipes de Londres et de Toronto. Nous considérons que l’Australie nous offre des conditions propices aux investissements au niveau intérieur en plus de nous procurer des occasions de bénéficier de la croissance des marchés en Asie, avec moins de risques.

En tant que Canadiens, nous sommes fiers du rôle influent qu’assument les régimes de retraite dans la diversification de la présence du Canada au niveau mondial.


1 Si l'on se fie au sondage de Mercer, c'est le secteur de l'immobilier qui a le plus progressé et les investissements réalisés dans ce secteur représentent 34 % des placements non traditionnels (comparativement à 13 % en 2010). Ces actifs dans le domaine des infrastructures comptent maintenant pour 24 % de l'ensemble de les investissements (cette proportion ne s'établissait qu'à 8 % par le passé).

2 Le rapport Morneau fait état de nombreuses recommandations visant à accroître l'efficacité du processus de gestion des investissements utilisé par les régimes de retraite du secteur, dont, notamment, une recommandation relative à l'élaboration d'un cadre de travail pour la gestion des actifs mis en commun.


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