L’inconvénient du financement participatif – CBC Radio

Chad Bayne

2 mai 2016

Qu’arrive-t-il lorsqu’une campagne de financement participatif est infructueuse? Un grand nombre d’entreprises constatent que les bailleurs de fonds recourent souvent au harcèlement et aux menaces de mort lorsque leurs promesses de financement ne sont pas respectées. Récemment, CBC Radio a diffusé un reportage expliquant le revers de la médaille du financement participatif. Dans le cadre du reportage, Chad Bayne, cochef du groupe de pratique Entreprises émergentes d’Osler, a affirmé de pas recommander le financement participatif à ses sociétés clientes en démarrage.

Le financement participatif est vu comme une aide utile aux entrepreneurs qui souhaitent démarrer leurs projets. Cependant, de récentes études de cas ont démontré que la situation avait souvent tendance à dégénérer lorsque les projets échouaient.

L’échec de Zano Drone est un exemple éloquent. Plus de 4 millions de dollars ont été recueillis au cours de cette campagne de Kickstarter. Cependant, la mauvaise qualité des produits a causé des écrasements de drones, et la plupart des bailleurs de fonds n’ont pas pu récupérer leur investissement initial. Victime de harcèlement de la part de bailleurs de fonds, le fondateur a affirmé avoir souffert de dépression.

Zano n’est pas le seul exemple d’échec. Selon une étude de l’University of Pennsylvania, de 9 % à 10 % des projets de financement participatif échouent. Par conséquent, quelques sites indiquent plus clairement que les bailleurs de fonds soutiennent un projet et non pas qu’ils achètent un produit. Bien que les cas soient peu nombreux, il n’en demeure pas moins que la peur de l’inconnu demeure bien présente.

« Si vous achetez un truc, c’est une chose, mais si vous dépensez quelques milliers de dollars pour acheter des actions, c’est une autre histoire », ajoute Chad Bayne.

Pour entendre le reportage diffusé en anglais par CBC Radio et en savoir plus au sujet du financement participatif, veuillez cliquer sur le lecteur MP3 qui suit.

 

(Si vous n'avez pas accès au reportage au moyen du lecteur MP3, veuillez cliquer ici)