Osler est un chef de file dans le soutien à la collectivité grâce à son programme de mandats pro bono. Le travail pro bono constitue également un moyen important pour les jeunes avocats d’acquérir une première expérience avec des dossiers, en particulier dans le domaine des litiges devant les tribunaux. En 2024, les avocats et les étudiants du cabinet ont consacré plus de 16 000 heures à aider bénévolement les membres de la collectivité qui n’ont pas les moyens de se faire représenter par un avocat.
Le travail pro bono offre aux avocats récemment assermentés et aux étudiants en droit une expérience et une formation concrètes et la possibilité d’acquérir des compétences qui ne s’acquièrent généralement qu’à un stade plus avancé de la carrière d’un avocat. Récemment, Mary Paterson, associée au sein du groupe Litiges, a emmené trois stagiaires à la Cour d’appel de l’Ontario pour l’aider dans ses fonctions d’amie de la cour. Chacun d’entre eux a fait part de ses réflexions sur cette expérience.
Angelie Vivekanand
Stagiaire, Toronto

Pour moi, la possibilité de partager sa formation et son expérience en droit avec les personnes qui en ont le plus besoin constitue un élément essentiel de ce que signifie être avocate.
Le 5 novembre, j’ai eu le privilège d’aider Mary Paterson dans ses fonctions d’amie de la cour à la Cour d’appel de l’Ontario dans le cadre de sept motions présentées par des plaideurs qui se représentaient eux-mêmes. Avec deux autres stagiaires, j’ai participé à l’ensemble du processus de préparation, de l’examen approfondi des dossiers à l’élaboration des positions juridiques qui, selon nous, présenteraient le mieux le dossier de chaque plaideur. En tant qu’amis de la cour, nous avions pour mandat d’aider la Cour en présentant les arguments les plus solides disponibles dans le dossier.
Cette expérience m’a vraiment beaucoup appris. En suivant les conseils de Mary Paterson, nous avons travaillé à synthétiser les enjeux dans des mémoires clairs et à anticiper les obstacles liés à la procédure et au fond pour chaque motion. Voir cette stratégie prendre vie dans la salle d’audience a aiguisé mon jugement, ma capacité à repérer les enjeux et mes compétences en matière de plaidoirie d’une manière que seul le travail pratique en appel peut permettre.
Plus important encore, cette journée a mis en évidence à quel point la tâche peut être ardue pour les plaideurs qui se représentent eux-mêmes dans le cadre d’une procédure d’appel, où les règles de procédure, les délais et les règles de preuve peuvent constituer des obstacles redoutables à la participation. Le programme Amicus contribue de façon importante à atténuer ces obstacles.
Je suis vraiment heureuse d’avoir contribué, à mon humble niveau, à faire en sorte que l’accès à la justice ne soit pas seulement une aspiration, mais une réalité vécue par les personnes qui comparaissent devant la Cour. Pour moi, la possibilité de partager sa formation et son expérience en droit avec les personnes qui en ont le plus besoin constitue un élément essentiel de ce que signifie être avocate.
Madison Solow
Stagiaire, Toronto

Cela a vraiment été une expérience incroyable, et je me réjouis à l’idée de favoriser encore l’accès à la justice en m’investissant dans d’autres mandats pro bono.
Aller aider Mary Paterson dans ses fonctions d’amie de la cour à la Cour d’appel de l’Ontario a été une expérience à la fois enrichissante et instructive.
J’ai préparé des projets d’arguments, puis je les ai présentés à Mary Paterson. Le fait d’être interrogé et incité à faire face à des limites dès le début a affiné mon approche et m’a fourni un cadre clair pour formuler mes arguments à l’avenir.
Avec mes collègues stagiaires, j’ai pu assister aux discussions que Mary Paterson a eues avec les plaideurs qui se représentaient eux-mêmes avant les motions. Leurs réactions m’ont beaucoup frappée. Pour beaucoup d’entre eux, c’était apparemment la première fois qu’ils se sentaient pleinement écoutés et que quelqu’un parlait en leur nom. L’importance de ce moment était palpable dans toute la salle.
Cela a vraiment été une expérience incroyable, et je me réjouis à l’idée de favoriser encore l’accès à la justice en m’investissant dans d’autres mandats pro bono.
Asiah Sadiq
Stagiaire, Toronto

Cette expérience m’a permis de mieux comprendre comment concevoir des documents de motion non seulement techniquement solides, mais aussi véritablement utiles à un juge d’appel très occupé à gérer de nombreuses motions.
Depuis le début de mon stage, la journée entière que j’ai passée à la Cour d’appel de l’Ontario à assister à des audiences sur des motions représente l’une des expériences les plus formatrices que j’ai pu avoir.
Le juge des motions était accompagné d’une amie de la cour (Mary Paterson), qui avait pour fonction d’aider les plaideurs qui se représentaient eux-mêmes. Avant l’audience, j’ai examiné en détail deux dossiers de motions, les approbations antérieures et les documents d’appel sous-jacents, et j’ai effectué des recherches sur la jurisprudence clé et les options procédurales pour chaque motion. J’ai préparé des résumés des questions en litige et j’ai proposé des options réalistes que la cour pourrait envisager dans le cadre de motions entendues devant un seul juge, en me concentrant particulièrement sur la manière de structurer les questions et de mettre en évidence les arguments les plus solides d’une manière qui serait viable pour les plaideurs qui se représentent eux-mêmes.
Cela a été mon premier contact concret avec un tribunal : j’ai pu assister à une audience et observer en direct comment le travail que j’avais effectué en coulisses était en compte par la cour. Cette expérience m’a vraiment ouvert les yeux. J’ai suivi chaque motion en me référant à mes notes et j’ai vu comment le juge reprenait certains arguments que j’avais relevés, en écartait d’autres et se concentrait sur les faits qui importaient vraiment. Cette expérience m’a permis de mieux comprendre comment concevoir des documents de motion non seulement techniquement solides, mais aussi véritablement utiles à un juge d’appel très occupé à gérer de nombreuses motions.
Je comprends bien maintenant comment une préparation minutieuse et une défense ciblée et pratique peuvent permettre d’obtenir de meilleurs résultats pour les parties qui se représentent elles-mêmes. Cette journée à la cour m’a donné envie de continuer à parfaire les compétences nécessaires pour pouvoir un jour faire moi-même ce type de travail dans le domaine des appels et de l’accès à la justice.